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Paris, Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré !

Actualité Actualité, Mer 25 août 2010

Libérée le 25 août 1944 par la 2ème DB du général Leclerc et par le peuple de Paris insurgé avec l'appui des forces alliées et d'un détachement de Républicains espagnols, la ville de Paris, Compagnon de la Libération, commémore le 66e anniversaire de cet évenement à la portée nationale et internationale. Des cérémonies sont organisées toute la journée dans différents lieux parisiens (gare de l'est, place de Stalingrad, place du 18 juin 1940...) et notamment à partir de 16h sur le parvis de l'Hôtel de Ville.

www.paris.fr/

 

Fermeture au mois d'août 2010

Actualité Actualité, Ven 30 juillet 2010

Les bureaux de la Fondation de la Résistance sont fermés du vendredi 30 juillet au soir au lundi 30 août au matin.

Expositions consacrées à la Résistance et la France libre . été 2010

Actualité Actualité, Ven 18 juin 2010

 

A Paris et en région Ile-de-France:

 

De Gaulle et la France Libre aux Invalides (Paris) - Du 8 juin au 30 septembre 2010. Trois parcours et deux expositions dans le cadre du 70ème anniversaire de l'Appel du 18 juin et de la création de la France Libre.

Événement de référence du 70ème anniversaire, le « parcours de Gaulle » propose un nouveau regard sur les collections du musée de l'armée et du musée de l'Ordre de la Libération , à travers trois parcours muséographiques : BLEU (salles du département des deux guerres mondiales-musée de l'armée),  BLANC ( Historial Charles de Gaulle ) et ROUGE (les trois espaces permanents des Invalides)

Cette « redécouverte » des collections existantes se combine à deux expositions inédites, permettant de découvrir le rôle et l'action du général de Gaulle et, plus largement, de celles et ceux qui firent, avec lui, la France Libre et la Résistance. 

Télécharger le programme complet « De Gaulle et la France Libre aux Invalides »

  

Au  Mémorial du maréchal Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris / Musée Jean Moulin : Stauffenberg et l'Opération Walkyrie. L'attentat contre Hitler du 20 juillet 1944.Du 14 janvier au 29 août 2010, en partenariat avec la Gedenkstätte Deutscher Widerstand et la Stiftung 20. Juli 1944, une exposition consacrée à Claus Schenk Graf von Stauffenberg et à la Résistance allemande au nazisme.www.ml-leclerc-moulin.paris.fr/

L'exposition « Nein zu Hitler » de la Friedrich-Ebert-Stiftung, déclinée en 21 panneaux, est consacrée à la « résistance du mouvement ouvrier et des syndicats allemands » entre 1933 et 1945 adaptée pour la France par le CIDEM (Civisme et Démocratie) L'exposition est jusqu'au 29 juin 2010 au Centre d'information et de documentation sur l'Allemagne (CIDAL) - Ambassade de la République Fédérale d'Allemagne- au 31 Rue de Condé - 75006 PARIS. Lundi, mercredi et vendredi de 11 à 13 heures et de 14 à 17 heures. Mardi et jeudi de 14 à 17 heures. Catalogue et livret d'accompagnement en ligne : http://nonahitler.cidem.org/

Le Centre d'information et l'exposition permanente «Résistance et Répression - 1940/1944», ont été inaugurés en mai 2010.Le site du Mont-Valérien est le témoin inscrit dans le paysage de l'Ile-de-France de la politique de répression exercée par les autorités d'occupation entre 1940 et 1944 contre la Résistance française. Situé sur l'esplanade du Mémorial de la France combattante, le nouveau centre d'information permet de consulter les notices biographiques des Compagnons de la Libération et de découvrir qui étaient les fusillés grâce à près de 6000 documents (numérisations de lettres, photographies et documents d'archives).  Des écrans vidéo diffusent des images d'archives sur la mémoire des fusillés, sur le Mémorial de la France combattante et les cérémonies qui s'y sont déroulées. L'exposition permanente « Résistance et répression 1940-1944 » (dans les anciennes écuries) retrace l'évolution des politiques de répression et le parcours des fusillés, depuis leur arrestation et leur internement jusqu'à leur exécution. Elle permet ainsi aussi d'inscrire le lieu dans son contexte avec des images de Paris occupé et des lettres de fusillés célèbres comme Missak Manouchian ou Honoré d'Estienne d'Orves.Dans la chapelle des fusillés dans laquelle certains condamnés ont attendu leur exécution, un nouvel aménagement évoque le rôle de l'abbé Franz Stock, aumônier catholique de l'armée allemand, et présente les vestiges historiques : poteaux d'exécution, cercueils qui servaient au transport des corps des fusillés et les graffiti que les otages et les résistants enfermés dans cette chapelle ont gravé sur les murs. Enfin, une installation auprès de la crypte du Mémorial de la France Combattante rappelle le rôle du général de Gaulle dans la création de ce haut lieu de la mémoire nationale de 1944 à 1960.

 

Musée de la Résistance nationale Parc Vercors. 88 Avenue Marx Dormoy 94500 Champigny/Marne www.musee-resistance.comJours et horaires d'ouverture : Du mardi au vendredi de 9 h 00 à 12 h 30 et de 14 h 00 à 17 h 30. Samedi et dimanche de 14 h 00 à 18 h 00. Fermé au mois de septembre (sauf pour les journées du Patrimoine), les lundis, les jours fériés , les week-ends en août. L'exposition conçue par le Musée de la Résistance nationale « L'espérance doit-elle disparaître ? Genéral de Gaulle, 18 juin 1940 » permet de saisir la portée de l'appel du 18 juin 1940 dans la Résistance tant à l'intérieur qu'à l'extérieur au travers de nombreux documents d'archives, pour partie inédits. Construite de manière chronologique, l'exposition suit les étapes de la conjonction entre la France Libre et la Résistance intérieure qui aboutit à l'unification de la Résistance puis à la victoire.

 

A Caen :

Mémorial de Caen. Esplanade Général Eisenhower. http://www.memorial-caen.fr/  « Victoire ! 1941-1945 : le front russe » 65e anniversaire de la fin du nazisme Du 23 juin au 1er décembre 2010.« Victoire » est une exposition russe. La rédaction des textes ainsi que la chronologie de la guerre à l'Est présentée au Mémorial de Caen grâce à cette incroyable exposition est le fruit d'un travail collectif entre 8 musées russes de la « grande guerre patriotique » et différentes archives dont les Archives nationales de la Fédération de Russie. On peut y découvrir la terrible guerre menée à l'Est entre l'Allemagne d'Hitler et ses alliés, et l'URSS de Staline. Ce fut une guerre d'anéantissement, livrée avec une brutalité inouïe, qui épuisera l'armée allemande et saignera l'URSS qui perdra, d'après les dernières estimations russes, 27 millions de ses concitoyens.Les œuvres et objets présentés sont pour la plupart des témoignages exceptionnels qui n'ont jamais été exposés en France.

  

Bondues (Nord) : http://w4-web142.nordnet.fr/musee/ 

Exposition visible jusqu'au 29 octobre 2010 « Traces écrites de la Résistance» L'exposition présente les travaux des élèves lauréats du Concours départemental du Pas-de-Calais sur la Résistance et la Déportation. Des panneaux explicatifs de la Maison Natale Charles de Gaulle, sur le 18 juin 1940, l'accompagnent. Ouverture du Musée en juillet et août : Lundi/Mercredi/Jeudi/Vendredi de 14h00 à 18h00 (Fermeture des caisses à 17h30) Fermeture le mardi et le week-end.

 

A Tergnier (Aisne): Musée de la Résistance et de la Déportation de Picardie Place Carnegie FARGNIERS 02700 TERGNIER. :  http://www.resistance-deportation-picardie.com/  Jusqu'au 29 octobre 2010 : 70ème anniversaire des Combats de mai et juin 1940. Visite aux horaires d'ouverture du musée : Pour les visiteurs individuels : les mardis, mercredis, jeudis, vendredis, samedis de 10h à 12h et de 14h à 18h (visite libre) et tous les dimanches de 14h30 à 18h30 (visite libre). Pour les groupes : visites sur RDV.

A Bordeaux : Le Centre Jean Moulin présente une exposition sur « Les combattants d'Afrique », réalisée en partenariat avec le ministère de la Défense. Du 15 juin au 31 octobre 2010 au Centre Jean Moulin , Bordeaux. Entrée libre. Ouvert du mardi au dimanche, de 14 heures à 18 heures, fermé le lundi et jours fériés.La ville de Bordeaux, le Centre Jean Moulin et le ministère de la Défense rendent hommage à l'action des anciens combattants d'Afrique, en mémoire et en reconnaissance de leur contribution à la Libération de la France du joug nazi. Complétée par les œuvres photographiques de Loïc Le Loët, l'exposition rassemble des objets et documents prêtés par le Musée des troupes de marine de Fréjus, le Musée de l'artillerie de Draguignan et l'ECPAD.

 

A Colombey-les-deux-églises :

Le Mémorial Charles de Gaulle commémore l'Appel historique du 18 juin 1940 du général de Gaulle en proposant au public l'exposition « ICI LONDRES... Dans les coulisses de la BBC ». Le studio du 4e étage de Bush House, siège de la BBC en 1940, au sein duquel le général de Gaulle lança son appel à la résistance, est reconstitué fidèlement. Les objets présentés proviennent des collections du Musée de Radio France, partenaire du projet.
Les visiteurs sont invités à découvrir les coulisses de la BBC à travers deux espaces distincts reconstitués à partir des témoignages d'anciens ingénieurs de la BBC : la cabine technique et le studio d'enregistrement. L'exposition « Ici Londres » propose une immersion exceptionnelle dans le lieu d'où s'élevèrent tout au long de la guerre « les voix de la Liberté ».
http://www.memorial-charlesdegaulle.fr/

 

A Lyon : « Citoyens en Résistance. Destins croisés de Jean-Pierre Vernant et Pierre Vidal-Naquet » du 1er avril au 19 septembre 2010. Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation - 14, av. Berthelot Lyon 7e arrondissement. http://www.chrd.lyon.fr/chrd/

 

70e anniversaire de l’appel du 18 juin 1940

Actualité Actualité, Lun 14 juin 2010

De nombreuses initiatives marquent l'anniversaire de l'appel du 18 juin 1940 lancé par le général de Gaulle. 

A Saint-Brieuc : 70 ans après, la Ville de Saint-Brieuc s'associe à l'ONAC pour une manifestation d'envergure autour de l'Appel du 18 juin 1940 : après le colloque du 9 juin, exposition du 11 au 25 juin, conférence, cérémonie patriotique et remise des prix du CNRD le 18 juin. Programme en ligne, avec des ressources documentaires, sur le site de la commune:

http://www.saint-brieuc.fr/70e-anniversaire-de-l-appel-du.2481.0.html

A Paris : La Fondation Charles de Gaulle organise un colloque à l'Assemblée nationale mardi 22 juin et mercredi 23 juin. Programme à la rubrique "colloques universitaires" du site : http://www.fondationresistance.org/pages/rech_doc/les-juin-combats-commemorations_colloque23.htm

  

Un site recense  les multiples initiatives et commémorations du 70e anniversaire du 18 juin 1940( expositions) :http://www.appeldu18juin70eme.org/

COMMUNICATION DE LA FONDATION DE LA RESISTANCE

Actualité, Lun 14 juin 2010

 COMMUNICATION DE LA FONDATION DE LA RESISTANCE A PROPOS DE L'ACTION INTENTEE PAR LA FONDATION FRANCO-JAPONAISE SASAKAWA A L'ENCONTRE DE KAROLINE POSTEL-VINAY

Madame Karoline Postel-Vinay, directeur de recherches au CERI (laboratoire rattaché au CNRS et à Sciences Po) est actuellement attaquée en diffamation[1] par la Fondation franco-japonaise Sasakawa, sur des fondements qui mettent gravement en cause la liberté de la recherche historique.

Madame Postel-Vinay est poursuivie pour avoir diffusé en décembre 2008 par son courriel une pétition  collective d'une soixantaine de chercheurs : celle-ci demandait au Ministère des Affaires étrangères de retirer son soutien à un colloque franco-japonais célébrant le 150e anniversaire des relations diplomatiques franco-japonaises, au motif que ce colloque était financé principalement par la Fondation franco-japonaise Sasakawa.

La pétition et un mémorandum annexé rappelaient en effet que la Fondation appartient à une nébuleuse d'organismes fondés par Ryoichi Sasakawa, un ultranationaliste japonais arrêté par les Alliés en 1945 comme criminel de guerre de classe A, puis relâché dans le contexte de la guerre froide, et devenu multi-milliardaire en gardant des liens étroits avec l'extrême-droite et les yakuza (la mafia japonaise).  Ils rappelaient également que, tout en finançant des activités philanthropiques ou culturelles, les diverses fondations créées par Sasakawa au Japon et à l'étranger défendent la mémoire de leur fondateur depuis sa mort en 1995 et que l'une d'elles a publié en 2005 le résumé d'un ouvrage négationniste sur les massacres de Nankin, en assurant ensuite la promotion de l'ouvrage auprès des grandes bibliothèques universitaires du monde. 

Le Ministère des Affaires étrangères a retiré son soutien au colloque après avoir effectué sa propre enquête.

En assignant un seul des pétitionnaires sur des faits qui sont de notoriété publique au Japon, qui ont été évoqués dans des ouvrages ou articles de presse et jamais attaqués auparavant, la Fondation franco-japonaise Sasakawa se livre à une manœuvre d'intimidation qui vise à faire oublier la responsabilité du Japon comme initiateur d'une guerre d'agression et responsable de massacres de masse pendant la période 1931-1945.

La France n'oublie pas les crimes commis par les Japonais en Indochine, les crimes de guerre comme l'exécution de centaines de prisonniers de la garnison de Langson en mars 1945, ou les traitements inhumains infligés à des milliers d'Indochinois et de Français, notamment dans les camps de Hoah Binh  au Tonkin  ou de Pakson au Laos, homologués après la guerre comme camps de concentration, avec une douzaine d'autres centres de torture[2].

La France n'oublie pas non plus les millions de victimes des armées japonaises en Chine, en Corée et dans toute l'étendue de la prétendue « sphère de co-prospérité asiatique », en particulier les civils horriblement massacrés à Nankin en 1937.

Après la capitulation du Japon, seule une partie des « criminels de guerre de classe A » (accusés de « crimes contre la paix » pour leur action continue en faveur d'une guerre d'agression),   ont été jugés dans le cadre du procès de Tokyo. Président d'une milice d'extrême-droite qui soutint activement la politique d'expansion en Asie dans les années 1930, admirateur de Mussolini, Ryoichi Sasakawa était devenu un député belliciste de 1942 à 1945, enrichi dans le pillage économique de la Chine. Il fait partie de ces  criminels de guerre de classe A  qui ont été relâchés en 1948 sans avoir été jugés, dans le contexte de la guerre froide, en raison du nouveau cours pris par la politique américaine en Asie, dont ils sont devenus ensuite des partisans actifs.

Dans les années 1950 et 1960, Sasakawa est ainsi un des dirigeants d'une organisation d'extrême-droite liée aux yakuza et un des fondateurs de la Ligue anti-communiste des peuples d'Asie. Jamais il ne renie ses convictions nationalistes d'avant-guerre. Bien plus,  il participe au courant révisionniste japonais en réclamant notamment publiquement  en 1964 une « juste sépulture » pour les Japonais exécutés après guerre aux Philippines comme criminels de guerre, dont le responsable de la tristement célèbre « Marche de la mort » de Bataan.

Au Japon, le souvenir et la réputation de Ryoichi Sasakawa sont si bien établis qu'en 1995, les autorités japonaises ont exigé que son nom soit retiré de la Fondation à but philanthropique qu'il a créée. Au Japon, celle-ci ne s'appelle donc plus « Fondation Sasakawa », mais  « Nippon Zaidan » (Fondation nippone).  En France, le nom de Sasakawa est presque inconnu. Pourtant, lorsque la Fondation qui porte son nom a demandé à être reconnue d'utilité publique, le décret d'utilité publique lui a donné pour nom « Fondation franco-japonaise, dite Sasakawa ». Ce « dite » marquait les réserves du gouvernement à l'égard du fondateur, mais la Fondation ne l'a pas repris dans ses documents officiels.

La Fondation mène des activités culturelles et de mécénat mais elle veille aussi étroitement sur la mémoire de son fondateur. Le premier motif de l'assignation portée à l'encontre de Karoline Postel-Vinay est en effet d'avoir écrit que « la Fondation franco-japonaise Sasakawa porte le nom d'un criminel de rang A, Ryoichi Sasakawa ».

L'enjeu de ce procès est grave, et il n'est pas que français. Volontairement ou non, la Fondation franco-japonaise Sasakawa tente de limiter la liberté d'expression sur les crimes de guerre commis par le régime japonais des années 1931-1945. Le précédent que créerait une décision de justice lui donnant raison aurait des répercussions dans le monde entier. Il ferait aussi peser une menace directe sur les recherches scientifiques relatives à l'extrême droite au Japon. De nombreux chercheurs, français, américains et japonais ont exprimé leur soutien à Karoline Postel-Vinay.

En 1995, le ministre des Anciens Combattants et Victimes de Guerre a inauguré une plaque commémorative, dans le Jardin des Tuileries, à la mémoire des combattants des forces armées françaises et de la Résistance d'Indochine.

En 2005, la Fondation de la Résistance a protesté auprès de l'Ambassade du Japon à Paris, contre la visite rendue par le Premier ministre japonais au mémorial de Yasukuni où sont déposées les cendres de quatorze criminels de classe A, c'est-à-dire responsables de l'agression japonaise et des crimes qui lui sont liés. Aujourd'hui, face au risque de voir réhabilitée une politique concertée d'agression et de crimes de guerre, la Fondation de la Résistance renouvelle solennellement sa protestation.

 

 

 

[1] Procès le 28 juin 2010 devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

[2] Arrêté du 22 janvier 1951 du Ministre des Anciens Combattants et Victimes de Guerre..