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Actualité
8 septembre 2008
Ouvrage récent publié sur l’histoire de la Résistance et des résistants
Hans et Sophie Scholl, Correspondance , éditions Tallandier , 2008 . Rencontre avec Pierre Emmanuel Dauzat, traducteur de l’ouvrage le jeudi 25septembre à 18h: Librairie Compagnie 58 rue des Ecoles 75005 Paris .
Actualité
4 septembre 2008
Concours National de la Résistance et de la Déportation 2008/2009
Pour le concours de 2009, le jury national propose le thème suivant : « Les enfants et les adolescents dans le système concentrationnaire nazi. Ce thème peut être l’occasion de réfléchir, entre autres, sur le processus et les circonstances qui ont contribué à faire des enfants et des adolescents les victimes du système concentrationnaire nazi. Le sort de ces enfants et adolescents sera au coeur de l’étude et de la réflexion des candidats. On pourra prendre en compte l’évolution, dans l’après-guerre, du droit international et national dans le domaine de la protection de l’enfance. » Le texte intégral, incluant les modalités de participation au CNRD , a été publié au Bulletin Officiel de l’Education Nationale : Bulletin Officiel de l’Education Nationale. En attendant la brochure éditée par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation , adressée prochainement aux établissements scolaires , une bibliographie est disponible sur notre site : http://www.fondationresistance.org/pages/action_pedag/annee-2008-2009_theme10.htm
Actualité
3 septembre 2008
Décès de trois résistants .
Abel Farnoux : Abel Farnoux est décédé le 30 juillet à Vanves , à l’âge de 87 ans .Il fut résistant, industriel, et conseiller politique. Abel Farnoux , engagé dans la Résistance, est arrêté en juillet 1943 par la Gestapo, déporté au camp de Buchenwald, d’où il s’évade au bout de vingt-deux mois. Sous l’uniforme américain, il est chargé du rapatriement des déportés de la zone contrôlée par l’armée rouge. Il fait ainsi la connaissance de sa future épouse la résistante Yvette Bernard, , qui avait succédé à Berthy Albrecht à la tète du service social des MUR.Après la guerre, il est un acteur de la filière industrielle de l’électronique au sein de plusisuers entreprises tout en gardant le sens d’un engagement citoyen .Après 1981,il participe à la réflexion sur l’avenir de cette filière électronique à la demande de Jean-Pierre Chevènement, ministre de la recherche . Il est nommé conseilleren 1988 d’Edith Cresson, ministre des affaires européennes dans le gouvernement Rocard, puis premier ministre en 1991. La biographie d’Abel Farnoux a été publiée par Jean-Michel Riou Un homme de liberté, Flammarion 2002. Lors de ses obsèques , Bernard Esamberta prononcéson éloge funèbre.On trouvera le texte de Bernard Esambert à la fin de la rubrique « actualités ». Guy Ducoloné L’ancien député communiste Guy Ducoloné est mort lundi 25 août 2008 à Paris, à l’âge de 88 ans. Il adhère à la CGT et au PCF en 1936 .Après la défaite de 1940 ,il devient responsable de la JC et organise plusieurs manifestations de jeunes, puis participe, au sein du Front national pour l’indépendance de la France, à des opérations de sabotage contre l’armée allemande. Il est arrêté en mai 1942, torturé et incarcéré. Deux ans plus tard, il est déporté à Buchenwald, où il participe à l’organisation de la résistance intérieure.A la Libération, il épouse l’ancienne déportée et dirigeante communiste Madeleine Vincent.et continue ses activités comme dirigeant des jeunesses communistes et du PCF. Il est élu conseiller général du canton d’Issy-les-Moulineaux puis en 1964, il est élu député de la circonscription de la Seine, puis des Hauts-de-Seine de 1967 à 1988.M. Ducoloné fut également conseiller régional d’Ile-de-France, de 1981 à 1986, et par deux fois élu vice-président de l’Assemblée nationale. Attaché à la mémoire de la Déportation, il était président d’honneur de l’association Buchenwald-Dora et actif au sein de la Fédération nationale des déportés et internés, résistants et patriotes (FNDIRP).Guy Ducoloné était ...
Pédagogie
1 septembre 2008
Mis en ligne sur Eduscol :
Les actes du séminaire national « Acquis des élèves et pratiques d’enseignement en histoire-géographie et éducation civique » , tenu à l’ESEN à Poitiers, les 18 et 19 décembre 2007, sont désormais disponibles sur Eduscol , site pédagogique du Ministère de l’Education nationale : http://eduscol.education.fr/D0217/actes_acquisdeseleves_hg.htm
Pédagogie
1 septembre 2008
Publication des nouveaux programmes de collège :
Après la consultation organisée par le ministère de l’Education nationale, les programmes d’histoire et de géographie du collège ont été modifiés et entrent en application à la rentrée 2009-2010 pour la classe de sixième. Le site pédagogique du ministère , Eduscol , met en ligne les nouveaux programmes , publiés au BOEN Hors-série du 28 août 2008 : http://eduscol.education.fr/D0082/progHGEC_College.pdf
Actualité
1 septembre 2008
Eloge funèbre d’Abel Farnoux par Bernard Esambert
Abel, notre très cher Abel, C’est donc à moi de prendre la parole en vertu d’un vieux complot à l’issue à la fois certaine et aléatoire, que nous espérions surtout ne pas avoir à honorer avant de nombreuses années.Car pourquoi es-tu parti si rapidement, tu avais encore tellement de raisons de vivre et tellement de choses à faire. Une énergie dévorante au service de la liberté, de la dignité, de l’originalité et de la rébellion quand elles adossent de nobles causes, au mépris du quand dira-t-on qui te meurtrissait pourtant tant il est difficile de se soustraire au jugement des autres même injuste et caricatural et tu ne fus pas épargné : voilà ce que tu étais, un « mensch »comme on dit en Mitteleuropa que l’on ne pouvait un instant imaginer au repos, le courage quoiqu’il arrive et le pire fut parfois au rendez-vous. Tellement de vies se ressourçaient en toi. A commencer par les plus proches, celles du quartier général de l’essentiel, ta famille que tu chérissais avec discrétion, Yvette Bernard, ta future épouse, la femme de ta vie que tu avais ramenée d’Auschwitz via Litomërice devenant ainsi » Lieutenant Liberty « , les chairs de ta chair, Sylviane, Jean-Guy, Agnès et leurs enfants. Ils étaient avec les miens le fond de nos conversations. Il y avait aussi tous ceux que l’aventure de ta vie t’avait fait connaître, apprécier, et qui formaient un cercle que seule la disparition pouvait rompre. Tous les ans, le quinze août, nous nous retrouvions à Brézéan sous l’autorité souveraine et bienveillante d’Yvette ou à d’autres occasions que tu suscitais en permanence, Edith, Jean-Claude, Didier, Jean-Pierre, Jean-Michel, Gérard, Jean-Paul, Corinne, Babette, Gladys et bien d’autres pour évoquer nos souvenirs et surtout nos projets d’avenir. Nous nous projetions en avant davantage que dans le passé qui mérite pourtant une évocation, celle d’une éducation catholique qui te fera aimer et servir ton prochain et lui pardonner beaucoup, d’un pragmatisme qui te fera préférer l’action aux longs discours quand elle vise à préserver des valeurs intégratrices de cultures différentes, en conséquence l’entrée dans la Résistance à 20 ans. En 1942, je cite cet exemple tellement significatif, tu ne supporteras pas que les juifs étrangers soient raflés comme du bétail à Paris, capitale de la culture et de la tolérance, et avec les maigres moyens dont tu disposes, tu feras échapper à un sort certain une douzaine de jeunes garçons et filles. ...